De Tonnac Jean-Philippe

Auteur

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Jean-Philippe de Tonnac est écrivain, essayiste et éditeur.  Il est l’auteur d’une trentaine de livres parmi lesquels Le Cercle des guérisseuses, prix ALEF 2020 des librairies Mieux-être et Spiritualité (Trédaniel, 2019), Cathares, la contre-enquête (avec Anne Brenon, Albin Michel, 2008), La mort et l’immortalité – Encyclopédie des savoirs et des croyances (avec Frédéric Lenoir, Bayard, 2004). Il est éditeur chez Bouquins Laffont, enseigne l’histoire du pain au Cordon Bleu Paris. Comme romancier il a notamment publié L’ensaignement (Trédaniel, 2021) et Azyme, prix Ecritures et spiritualités 2017 (Actes Sud).

Jean-Philippe de Tonnac animera deux conférences :


Rencontre avec des Guérisseuses

En 2017, j’ai décidé d’aller à la rencontre d’énergéticienne, magnétiseuse, naturopathe, médium, écothérapeute, chercheuse en mémoire cellulaire, chamane, gardienne des eaux, adepte du tantra, etc. Je les ai rencontrées en France, en Suisse et au Canada. Les raisons de cette enquête était très certainement une curiosité, une admiration pour ces femmes mais aussi une souffrance intérieure, un mal aux racines profondes. J’ai mené avec elles des entretiens approfondis ; je leur ai demandé la manière dont elles étaient devenues guérisseuses, les dons à partir desquels elles parvenaient à enclencher chez leurs patients un processus de guérison. Pour connaître leur art, j’ai reçu chaque fois un soin, parfois plusieurs. C’est la notion de « maladie » et de « guérison » qu’interroge en profondeur mon livre Le Cercle des guérisseuses. C’est la question du féminin blessé qu’il éclaire singulièrement.


Écrire sur le sang des femmes si on est un homme ?

Pourquoi écrire sur le sang qui revient chaque mois si on est un homme et qu’on n’a, a priori, pas saigné ? La genèse de mon roman est longue, elle va chercher dans les profondeurs ou les greniers d’une existence. Elle a à voir, dans mon cas, avec une relation particulière avec le corps, l’incarnation et les manières de l’habiter. Dans cette histoire d’une espèce qui cherche à s’émanciper du vivant et de ses lois, qui ambitionne un jour de vaincre la mort, je perçois intuitivement que l’occultation et l’oubli des règles et du sang menstruel marque une étape essentielle et funeste. Le roman et la thématique qu’il questionne sont une occasion d’aborder un sujet encore tabou, de nous réunir, hommes et femmes pour nous demander qu’est-ce qu’on a de la femme et de l’humanité fait disparaître en faisant disparaître le sang.